Dimanche 16 Novembre 2025
Préfecture de Fukuoka, Region de Kyushu

📍Michi no Eki Mukanata

La nuit fut un peu compliquée à cause du froid. Les petits sacs de couchage ne suffisaient absolument pas à nous en protéger. On a été obligé de faire un gros sac de couchage en fusionnant les deux ensemble pour réussir à dormir, mais heureusement, dès que le soleil commençait à se lever, la température remonta un peu.

Réveil à 11 h. On avait besoin de dormir, mais la moitié de la journée est déjà passée. Au moins, pas de réveil à 5h du mat à cause du jet lag comme en 2023 ! On se lève et on va au magasin du michi no eki pour se trouver de quoi manger pour le midi. Moi, je prends un bento au poulpe, et Regi une barquette de poulet et une autre avec œuf brouillé, viande hachée et feuille de moutarde sur du riz. En dessert, chacun son purin, et lui en plus une gelée à la pêche. Regi en profite également pour aller voir derrière le bâtiment, où un fleuve se jette dans la mer.

On range un peu le van, parce qu’hier on avait tout laissé en bazar, complètement crevés du voyage. Puis on prend la route pour notre premier spot : Sasaguri Forest.

📍Sasaguri Forest

Tout d’abord, pour se rendre sur le parking, il faut passer par un petit chemin accidenté, mais Browny-chan gère sans problèmes. Le parking est entouré de plaqueminiers remplis de kakis murs à point, et sans feuilles. En rentrant dans la forêt on est avertis par une petite plaque qui prévient qu’il y a des sangliers. On est des gaulois, ça ne nous fait pas peur, bien au contraire.

On se retrouve dans un endroit ultra mignon avec de grands arbres autour d’un lac. A l’entrée, des gens ont été assez gentils pour laisser de grands bâtons pour marcher pour les suivants. En se baladant, on croise plusieurs groupes de personnes, et presque tout le monde dit bonjour, parfois en anglais, et semblent contents quand on leur répond en japonais. Tout au long de la route, il y a des petits panneaux indiquant en japonais et en latin le nom des différentes espèces de plantes qu’on croise. Après tout, il semblerait que cette forêt appartienne à une université.

Il y a pas mal de faune locale. On voit de multiples insectes, des oiseaux, canards, une multitude d’oiseaux, d’énormes toiles d’araignée (dont certains au dessus de notre tête), et on tombe même sur un petit coin « pique nique » qui semble très mignon au premier abord, mais on déchante rapidement lorsqu’on voit plusieurs nids de frelons asiatiques nichés sous le toit. Âmes sensibles s’abstenir.

La balade est agréable, le temps est étrangement chaud pour un mi-novembre, et on se promène en t-shirt. On prend notre repas ici tranquillement en s’arrêtant à un endroit qui ne semble pas trop avoir de frelons ni araignées. Mais le temps file vite, et à 17 h le soleil commence déjà à se coucher. On avance donc sans trop traîner, et on revient vers le parking en repassant par la route.

Il faut se dépêcher pour arriver au spot suivant avant que le soleil ne se couche : les cascades de Goto.

📍Goto no Taki

On arrive enfin à un parking et on s’arrête pour regarder notre chemin. On se rend compte qu’on est bien arrivés aux chutes. Et là, la surprise : l’endroit est incroyable. L’entrée se situe au niveau d’un petit temple, qui donne un côté mystique à l’ensemble du paysage. On profite de la balade au calme, bercés par le son de l’eau.

GROSSE GALÈRE ! Les chutes sont en montagne donc avec notre tank ce n’est pas le plus facile, mais surtout… il y avait un monde de fou, et les routes étroites nous empêchent d’avancer correctement. Le bouchon est énorme. C’en est presque étrange, étant donné qu’on pensait être relativement au milieu de nulle part.

Ce qui était étrange c’est qu’il y avait une énorme quantité de personnes sur la route, mais quasiment personne aux cascades/parking ici. Tout le monde semblait monter plus haut, mais on ne savait pas vraiment pourquoi. La nuit tombe vite, et il fallait encore trouver de quoi manger puis de quoi dormir.

Après quelques photos et un moment pour se ressourcer, on retourne à la voiture et on suit le flot de voitures, se demandant où ils vont. On aperçoit un observatoire en haut de la montagne, mais le temps qu’on comprenne que c’est le spot que tout le monde vise, on est déjà passé, et le soleil est déjà couché, et avec tout ce monde, impossible de vraiment profiter. On s’engage donc sur le chemin du retour, direction la ville, avec pour objectif de trouver une couverture pour ce soir.

Les bouchons sont impressionnants et nous font perdre un temps fou. En plus, la nuit est tombée pour de bon, et le paysage urbain en contrebas apparaît, ce qui nous fait regretter de ne pas nous être arrêtés au point de vue. Le bouchon est si long que Regi peut prendre des photos tranquillement alors qu’il est au volant, et moi j’ai pu sortir mon iPad pour prendre des notes de la journée.

📍Wakita Onsen

Sur la route on décide d’aller dans un onsen (bains publics à l’eau de source) à Wakita Onsen. Tout d’abord on décide d’aller a Nansuikaku, une auberge traditionnelle qui montrait avoir un accès aux bains sur leur site, mais la personne nous indique que les bains se situent ailleurs. On s’y dirige et découvre un petit complexe adorable avec plusieurs enseignes, dont plusieurs restaurants. On se dirige vers le onsen qui nous intéresse, car bien qu’on puisse y manger, nous sommes arrivés trop tard pour le repas. Pour l’heure, place à la détente.

Le onsen est incroyable avec plusieurs bains extérieurs dont un particulièrement agréable. Nous y sommes restés 1h30 environ. Regi m’a également raconté son expérience :

Tout d’abord, sûrement à cause de la fatigue, je me retrouve à fermer le casier avec les seuls 100 yen que Leelee a bien voulu me laisser, mais j’avais encore ma grande serviette avec moi. Contrairement au sento d’hier, nulle part où l’accrocher, donc je n’ai pas trouvé mieux que de le laisser caché au dessus des casiers. Ensuite, je ne savais pas non plus quoi faire de ma trousse de toilette que j’ai trimballée partout. Il y avait vraiment écrit « touriste » sur ma tête…

Les bains étaient très agréables. Il y en avait un très grand avec des petites statuettes de Kappas en couple, je ne pensais pas voir des Kappa dotés d’atouts féminins un jour… Il y avait également un beau bain tout en bois avec une sorte de fût qui distribuait l’eau. Apparemment, il y était seulement chez les hommes. A côté, je me suis allongé dans un bain à cet effet, mais je n’osais pas poser ma tête, on n’est pas censé mettre ses cheveux dans l’eau. J’ai un voisin, mais même avec mon meilleur japonais, ma phrase ne volerait pas haut, donc je fais sans.

Enfin, je me pose dans le bain le plus chaud. Trois jeunes japonais arrivent à côté du bain, et se mettent à compter à voix haute, tout nus dans le froid, pas loin de moi. Je me demande s’ils parient sur combien de temps je resterais dans l’eau très chaude, mais je ne lâcherai pas l’affaire avant eux ! Au bout de 30 bonnes secondes, je vois qu’ils se lançaient en fait juste un défi pour avoir très froid très longtemps avant d’aller dans l’eau brûlante… Drôle de façon de chopper la crève ! Ils m’ont vu rire quand j’ai compris ce qui s’est passé, et on a rigolé ensemble.

A la fin, nous avons également pris des petites bouteilles de lait en plus après. Dommage qu’il n’y ait pas de lait à la fraise. Je me suis donc rabattu sur celui goût yaourt, et Regi, après avoir été choqué de voir une petite fille de ~4 ans prendre un café au lait, décide de goûter ce dernier. Malheureusement, ça l’a lancé sur une addiction au café au lait pendant tout le voyage. Je ne te remercie pas, petite fille.

Nous trouvons un resto pas très loin et surtout encore ouvert car à 21 h il n’y a plus grand chose. On gare le van et commence a se diriger vers le restaurant choisi, quand en route une vieille dame d’un autre restaurant nous interpelle pour nous dire qu’il fait chaud aujourd’hui, ce a quoi je lui réponds que non, nous avons froid. Comme elle travaille dans un restaurant, elle bouge beaucoup et doit avoir chaud à l’intérieur. Je lui demande si son restaurant est encore ouvert, et avec un grand sourire, elle nous répond que oui. On change donc de programme et décidons de manger au restaurant de cette dame, appelée Aoi.

📍Aoi

Le restaurant était sa maison, légèrement décorée avec des petites déco de chat par ci par là, deux trois tables, puis tout le reste semblait juste être son mobilier du quotidien. Je prends des tamagoyaki (omelettes japonaises roulées), patates mochi au fromage et riz blanc. Regi prend du poulet cuit à la braise et du TKG (Riz avec un oeuf dessus), avec une bière et des petits snacks qui vont avec. On a également du thé, mais on part avant la soupe miso. Dommage, j’aurais aimé la goûter, mais j’avais déjà bien mangé.

La propriétaire est adorable et nous explique que les ingrédients viennent du coin. Les prix sont abordables et l’ambiance à l’intérieur est tellement agréable qu’on s’y sent comme chez soi. Le magasin ferme à 22h, et il est déjà 22h10. Je ne voulais pas rester trop longtemps pour ne pas les déranger, surtout qu’on avait encore pas mal de choses à faire. En partant, elle m’offre des chaufferettes pour affronter le froid, que j’accepte avec grand plaisir.

On reprend la route pour aller au Don Quijote (énorme magasin fourre-tout pas cher) acheter une couette et d’autres choses comme des chaufferettes supplémentaires et des boissons pour dans le van. On décide d’aller à un michi no eki pour la nuit et il est 2 h du matin lorsqu’on y arrive, il est plus que l’heure de se coucher. Dommage que celui-ci soit moins agréable que celui de la veille, avec des camions à côté de nous laissant les moteurs allumés, ce qui fait pas mal de bruit et d’odeurs.

Malgré le lever tardif et les galères de la journée, ce fut une journée bien remplie et riche en découvertes.

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