Samedi 15 Novembre 2025
Préfecture de Fukuoka, Region de Kyushu

📍Au dessus de la Chine

Réveil vers 10h30, ce qui ne fait pas énormément de sommeil. D’autant plus qu’on ne peut pas vraiment parler de sommeil de qualité, même si c’est indéniable : on est bien mieux installés qu’en éco. Mais rien ne vaut un bon lit…
Je récupère au passage une canette de coca auprès d’une hôtesse de l’air qui circulait avec des sodas. Quoi de mieux pour le petit-dej ?

En attendant l’heure du repas, je termine mon film avant d’enchaîner avec Le diable s’habille en Prada. Un film de qualité qui ne déçoit jamais.Regi semble avoir une retombée en enfance, ou bien un problème d’esprit compétitif, et vise le meilleur score sur Angry Birds sur la tablette de l’avion. On a pu apercevoir Beijing en contrebas, c’était assez impressionnant.
Le repas arrive : tout comme hier soir, il est pas incroyable, mais je le mange quand même. C’était des pâtes carbo, à la Finlando-japonaise, avec quelques légumes vapeur, qualité avion… Je suis sûr que dit comme ça ça ne vous donne pas envie non plus.

Gros coup de barre vers 13 h, quasiment la fin du vol. Je me tape ma meilleure sieste d’environ une heure, puis arrive enfin le moment d’atterrir.
Et ça y est… on est au Japon !

📍Aeroport Haneda, Tokyo

Mais pas le temps de se reposer. A peine sortis de l’avion, une hôtesse de l’air nous demande si nous allons bien à Fukuoka et nous explique la marche à suivre. Malheureusement, on ne comprend pas tout, mais je trouve ça incroyable qu’ils aient prévu une tablette avec nos noms pour nous informer du déroulement. On récupère des billets pour le monorail, et on continue. Déjà, on se rend compte qu’on n’a pas énormément de temps dû au retard à cause du froid. Ensuite, on se rend compte qu’on est pas sûr si on doit récupérer ou non nos bagages ou s’ils s’en occupent, et on doit demander à gauche à droite pour apprendre qu’on doit bien les récupérer. Heureusement qu’on est pas parti sans…

On perd forcément un peu de temps à attendre les bagages, puis on les récupère. Au moment de passer la douane, GROSSE GALERE, l’agent nous demande des informations supplémentaires pour remplir le formulaire, comme l’adresse où nous allons loger. Sauf que nous sommes en camping-car, on ne sait pas rester en place deux jours.
Après de longues discussions et quelques infos en plus, notamment sur notre voyage retour, on peut enfin passer.

Toujours aussi à l’aise avec les photos …

Mais toujours pas le temps de traîner. On était déjà short en arrivant, mais là ça devient vraiment serré.
On prend le monorail qui nous mène à un autre terminal pour les vols internes. On court vers l’entrée C… sauf que le dépôt des bagages est au 1, tout à l’opposé du hall énorme. On court dans l’autre sens, dépose les bagages, on retourne à l’entrée pour passer la douane, puis on file vers la porte 11.
On est groupe 3, l’embarquement groupe 1 vient juste de commencer : pile à l’heure. Juste assez de temps pour prendre une petite photo du soleil couchant.

On est clairement moins bien installés que sur le vol précédent, mais ce n’est que 1h30, ressenti 3h. Le trajet se passe plutôt bien, bien que les minutes semblent longues pour la fin du trajet. Je regarde beaucoup le paysage, un peu d’anime, un épisode de Shinya Shokudō, et nous arrivons enfin à Fukuoka.

📍Aeroport de Fukuoka

Enfin… mais ce n’est toujours pas fini.
On n’a pas encore récupéré le van. Bagages en main, on fait une pause au 7-Eleven, puis on prend un taxi jusqu’au lieu de récupération. Il est là, il nous attend. Et nous, on est morts. On dépose nos bagages dedans, et on galère (puis on abandonne) pour enlever le loquet qui contenait la clef de la voiture. On découvre vite fait l’intérieur du véhicule, et on a très peur de rayer l’énorme 4×4 blanc nacré collé à côté de nous.

On referme la voiture et on part manger un ramen. On est dans le quartier de Hakata, on est obligés d’y manger un Hakata Ramen. Bon signe : il y a la queue à celui qu’on avait repéré. On n’attend pas trop longtemps, puis vient enfin le moment de la dégustation. L’odeur est un peu dérangeante, ca semble être une odeur récurrente des Hakata Ramen d’ici, mais il est pas mauvais… mais clairement encore meilleur avec de l’ail. Y’a que ça de vrai.

Maintenant qu’on a bien mangé et fait quelques emplettes supplémentaires au 7-Eleven, on va se détendre dans un sentō. Alors ce n’est clairement pas le meilleur, mais le papi avait l’air super gentil. De mon côté, c’était un peu bruyant avec quatre filles, mais dès qu’elles sont parties, c’était tout de suite plus agréable. Côté Regi, les premières bourdes sont arrivées. Déjà, il n’arrivait pas à rouvrir le locker, il s’est retrouvé avec des yakuza bruyants, et il s’est assis pile devant une petite armoire technique où la dame du staff voulait aller chercher des affaires. Mais il a quand même bien profité après ce long trajet.
Rien de tel qu’un bon sentō pour finir la journée.

On retourne vers le van, en se perdant un peu au passage, mais on profite pour profiter d’une balade nocturne. J’ai toujours aimé me balader de nuit dans les rues japonaises. Regi aussi visiblement, il prend quelques photos du paysage urbain.

Finalement arrivé au van, on choisit un michi no eki (aire routière) où nous passerons notre première nuit. Le loquet pendouillant toujours à l’avant de la voiture, on sort de la place sans aucune rayure, et on se met en route. Je conduis le premier bout, histoire que Regi n’ait pas à apprendre à rouler à gauche dans une nouvelle voiture apres plus de 24h de trajet. On a une position de conduite devant les roues avant, ce qui nous donne beaucoup de visibilité, et une énorme impression de vitesse. On roule à 40k/h, ressenti 70. Spoiler: c’est un thème récurrent du voyage, ce « ressenti »

📍Michi no Eki Mukanata

On arrive au michi no eki un peu paumé au nord de Fukuoka, et le parking est bien rempli, mais on se trouve tout de même une petite place. Contrairement au voyage de 2023, on a réussi à se coucher à minuit, ce qui rassure pour le jet lag. On redécouvre le plaisir de poser ses fesses dans le froid sur des toilettes chauffées, puis on met en place les rideaux ainsi que la literie fournie pour passer notre première nuit. C’est parti pour un repos bien mérité, et bien nécessaire pour l’aventure à venir !

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