Mardi 19 Novembre 2025
Prefecture de Oita, Région de Kyushu

📍Hizenya Tsuetate Kanko Hotel

Spoiler alert : je ne me suis pas réveillée à 8h.
J’ai très mal dormi et j’ai traîné une insomnie jusqu’à 3h du matin. Regi est allé seul au petit bain de l’hôtel pendant que je galérais à émerger.

On est descendus rapidement au petit déjeuner. Je n’ai pas beaucoup mangé : je suis épuisée, donc pas très faim. On se dépêche quand même, avec l’objectif d’aller au moins profiter du grand onsen ce matin. Apparemment, le petit était vraiment pas incroyable. Il se trouvait en dessous de notre balcon, mais totalement barricadé, et on n’y pas trop le décor même si c’était à l’extérieur.

On arrive vers 9h20. Le onsen ferme normalement à 10h, mais le ménage commence à 9h30. Autant dire qu’on est un peu limite… De mon côté, je croise la dame qui s’occupe du ménage. Elle me confirme que c’est encore ouvert. Je me dépêche donc d’y aller.

Je profite d’une quinzaine de minutes avant de ressortir. Les bains intérieurs donnent directement sur la rivière, ce qui crée une scène absolument magnifique. C’est calme, apaisant, presque irréel. Même si c’est court, ça valait le coup.

En ressortant, je retombe sur la dame du ménage et on discute tranquillement, moi simplement enroulée dans ma serviette. Au bout de dix minutes, elle repart travailler. Je commence donc à m’habiller : le bas d’abord : culotte, chaussettes, pantalon. Je n’ai encore rien mis en haut et, au moment précis où je tends la main pour attraper mon t-shirt… un homme du staff entre.

Moment absolument magique.
Son visage se décompose instantanément ! Il fait un pas en arrière, lâche son plus gros sumimasen et ressort aussitôt, comme s’il venait de commettre un crime impardonnable. J’ai sincèrement cru qu’il allait se mettre à genoux pour s’excuser. De mon côté : fou rire incontrôlable !

Je rejoins Regi et lui raconte la scène. Il était sorti du bain un peu plus tôt que moi parce que le membre du staff était allé vérifier l’état des bains du côté des hommes juste avant. On range rapidement la chambre car on doit la rendre à 10h, et on démarre. Petite journée aujourd’hui… enfin, c’est ce qu’on pensait.

📍Attack on Titan Oyama Dam Statue

On commence tranquillement par le barrage où se trouvent les statues d’Eren, Mikasa et Armin, les personnages principaux de l’Attaque des Titans.
On s’amuse avec le drone pour tester des idées de vidéos, différents points de vue. Mais ce n’est vraiment pas si simple à prendre en main. On fait plusieurs essais, quelques photos, puis on retourne à la voiture. La statue était jolie, l’idée en face du barrage était drôle, et il y avait quelques uns des artistes du manga qui avaient laissé leurs signatures, mais au delà de ça il n’y avait pas plus à faire ici.

📍Housaku market

Sur la route vers notre prochaine destination, on croise une petite boutique trop mignonne face à la rivière. On s’arrête avec l’espoir de trouver des produits locaux. Je repère un yuzu énorme que j’aurais adoré acheter si nous n’avions pas été en van. On repart avec deux trois choses intéressantes, puis on profite simplement de la vue. La boutique est idéalement située : avoir un paysage pareil tous les jours, c’est une vraie chance.

Notre destination étant à l’opposé de là où était le barrage, on était en réalité de retour dans le village de l’hôtel, et en face de la rivière on pouvait apercevoir le bâtiment des grands bains de la veille !

📍Shimonjō Giant Ginkgo Tree

On continue vers un ginkgo géant, mais une fois sur place, on voit qu’on arrive trop tard… presque toutes les feuilles sont déjà tombées. On fait rapidement le tour. Ce n’est pas très impressionnant en l’état, mais vu la taille incroyable de l’arbre, aucun doute : avec son feuillage doré, ça doit être absolument spectaculaire au bon moment.

En repartant, on croise une vieille voiture de drift en mode haikyo que Regi s’empresse d’immortaliser. On se dirige ensuite vers des chutes d’eau censées se trouver dans une vallée aux belles couleurs d’automne.

📍Kappa Waterfall

En arrivant, on est un peu surpris : ça ressemble à un camping, mais c’est aussi le point de départ d’une balade payante destinée à la préservation du site. Je demande quelques informations pour comprendre le fonctionnement : c’est bien ça. On paie pour accéder au sentier, et au bout se trouve la chute d’eau de Kappa. C’est le nom de notre tortue, impossible de ne pas y aller !

On suit le chemin indiqué sur le prospectus et on profite simplement du moment. On longe la rivière, au calme, seuls avec la nature. Sur certains rochers sont inscrits les noms des préfectures, que je m’empresse de lire une par une pour m’entraîner.

On croise plusieurs petites cascades en chemin. Puis enfin, on arrive devant la grande et majestueuse chute d’eau de Kappa.

On s’installe pour manger notre melon pan, mais on se rend compte que le melon pan était censé être réchauffé au micro-ondes. On aurait peut être dû emporter celui d’hier… Mais ce n’est pas grave, on le mange comme ça même s’il est un peu sec, et on se pose un peu pour papoter à côté de la cascade. Ca fait du bien de prendre une petite pause. Après quelques minutes Regi se met à prendre des photos de la cascade, et on crapahute un peu avant de repartir.

Sur le chemin du retour, je sors le drone. Encore une fois, surtout des tests. Mais je sens que je commence à mieux comprendre ce que je peux et ne peux pas faire avec. Sur le retour, je m’amuse même à filmer Regi en marchant.

On fait un petit détour indiqué sur le plan avant de revenir vers Browny-chan, mais rien d’incroyable. De retour au parking, Regi repère une très belle voiture garée juste à côté de nous, parfaitement assortie aux couleurs de la saison. Photo obligatoire. On va essayer de ne pas la rayer en sortant de la place de parking !

📍Katsura Chaya

On voudrait ensuite se diriger vers Yufuin, mais sur la route, on se souvient d’un spot conseillé la veille par un couple rencontré aux gorges. Une fois sur place, c’est sympa… mais sans plus. (Je me rends compte aujourd’hui, en écrivant le blog, qu’on s’est trompé d’endroit, ce qui expliquerait pourquoi). Regi prend quelques plans au drone, on profite des toilettes, on achète deux-trois choses à la boutique, puis on repart. Au moins la boutique était très mignonne.

On ne s’attendait pas à ce que tout cela prenne autant de temps. Sur la route, on a un énorme coup de barre. En roulant on voit un petit panneau météo sur le bord de la route, et on voit que la température chute rapidement. Un petit check sur notre téléphone, et on voit que l’on n’est absolument pas équipés pour dormir par 5°C avec nos deux pauvres petits sacs de couchage. Malheureusement, on est un peu au milieu de nulle part, et on ne voit aucune boutique susceptible d’avoir ce qu’on veut à moins d’une heure de route, mais aucun de nous deux se sent de rouler une heure de plus… Entre le froid, la fatigue accumulée et l’envie de simplicité, on décide de louer un logement à Yufuin pour la nuit. Et c’était probablement la meilleure décision de la journée.

On décide de passer à un konbini pour notre repas du soir, d’aller déposer nos affaires à la maison, et si jamais on a la foi de ressortir pour profiter d’un bain dans le village thermal de Yufuin qui n’est pas loin de notre logement. Mais tout le monde sait qu’avec ce niveau de fatigue, une fois posés au chaud, impossible de repartir. Pas très grave, on a déjà profité d’un bel onsen ce matin, même s’il était bref.

📍Yufu no Oto

J’écris actuellement ces lignes sous un kotatsu que j’adore, avec un verre d’umeshu à côté et ma bouteille de milk tea pas loin. On en profite pour trier les photos, les vidéos et écrire le blog. Il était temps qu’on s’en occupe, la Go Pro était pleine, ce qui s’ajoutait à la liste des petits ratés de la journée.

Il y avait une cuisine avec tout ce qu’il fallait, j’ai donc pu préparer à manger, ce qui sera la seule fois du voyage au final. La maison était aussi équipée d’un lave linge, donc on a pu repartir avec du linge propre pour la suite, ce qui nous évite un passage au coin laundry/lavomatique.

Tous les jours ne peuvent pas être parfaits. On a probablement un peu trop présumé de nos forces. Le contrecoup des derniers jours se fait sentir : pas de vrai repos après l’avion, des journées interminables, et l’air de rien, conduire fatigue énormément, surtout dans un pays étranger, dans un gros véhicule, et en roulant à gauche.

Bref. Ce soir, repos. Et ça fait un bien fou.

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