Samedi 22 Novembre 2025
Préfecture de Ōita, Région de Kyūshū
Leelee: Le réveil sonne vers 8h, les troupes s’éveillent difficilement. Tout le monde se prépare tranquillement et on décolle pour les 4 derniers enfers. En attendant l’ascenseur, on a le droit à une belle vue sur la mer, timidement cachée derrière quelques colonnes de vapeur s’élevant depuis la ville. Avant de partir, on passe par la boutique de l’hôtel, et Dada trouve un grokeke !! Regi a tenté tant bien que mal d’éviter que je le voie, en suppliant Dada de ne pas me le montrer, mais ce fut un échec ! Me voici donc nouvelle et heureuse propriétaire de mon fier grokeke accroché à mon sac.
📍Enfers de Beppu, pt. 2
Oniyama Jigoku, l’Enfer de la montagne aux demons
L: On commence par le Oniyama Jigoku, qui nous accueille avec un énorme nuage de vapeur ! On fait le lien du nom de l’enfer avec la source du bain de l’hôtel, et on comprend mieux pourquoi il y a des petits crocodiles sur les logos de l’hôtel. En effet, cet enfer est connu pour ses 80 crocodiles, et fût le premier endroit au Japon à en avoir accueillis. Malheureusement, les sources sont belles, les cages de crocodiles le sont moins.
L: Ce n’est pas le meilleur enfer notamment à cause des pauvres crocodiles enfermés dans des cages beaucoup trop petites pour eux. Ça fait franchement mal au cœur de les voir dans cet état. Je ne recommande vraiment pas les parcs animaliers au Japon, ils ont encore beaucoup de travail à faire sur le bien-être animal.
Il y avait également un petit musée rapide sur les crocodiles mais rien de vraiment passionnant, hormis qu’on y apprend que les crocos mangent des cailloux pour mieux digérer, comme certains autres animaux.
L: Au delà des crocodiles ce n’était pas non plus forcément la source la plus intéressante, hormis qu’on se soit baigné dans cette eau la veille, donc on ne s’attarde pas et on passe rapidement au suivant.
Shiraike Jigoku, l’Enfer du lac blanc
L: Sur le chemin Regi remarque un café avec un logo qui ressemble a des tétés…. Bon…. Voilà hein.
Note de Regi: En ma défense… Leur logo était vraiment bizarre. Je voulais aller vous le prouver avec une capture d’écran sur Google Maps, mais bien qu’il n’y ait à peine 100 mètres de marche entre ces deux enfers, impossible de remettre la main dessus, donc maintenant je passe juste pour un fou.
L: J’aime beaucoup la balade autour du petit lac blanc. C’est le plus apaisant de tous, et les alentours sont agencés tel un petit jardin japonais. Pour mon plus grand bonheur, j’apprends qu’il y a des aquariums, mais pour mon plus grand malheur, tout comme les cages aux crocodiles, les aquariums au japon sont fidèles aux parcs animaliers et ne sont pas incroyables. C’est dommage car le reste est vraiment bien. Sauf pour Dada qui a peur des araignées, et là on en est entouré, il y en avait vraiment partout. Regi et moi on se régale, il en prend même quelques photos, mais forcément je peux comprendre que ce ne soit pas très fun pour elle. Malheureusement, à Kyushu, il y en a un peu partout…
L: A la sortie des aquariums il y avait une grosse statue de poisson dans lequel les gens avaient mis des pièces entre les écailles, probablement pour porter chance. La chance et moi n’étant pas les meilleures amies, je me suis sentie obligé de faire pareil… Ou du moins, c’est ce que j’utilise comme excuse, au fond j’aime juste bien mettre des pièces dans ce genre de moments. Les gens voulaient tellement tous mettre des pièces qu’il y en avait de partout jusque dans sa bouche. Bon appétit !
Chinoike Jigoku, l’Enfer du lac de sang
L: On prend la voiture pour continuer la visite puisque les deux derniers enfers sont excentrés des cinq autres à quelques minutes de route. En chemin on repère un petit 7Eleven et Dada loupe des photos sur une superbe vue de la baie de Beppu. La baieppu ? Il faut dire que Meme et Dada sont vaguement posés dans notre lit à l’arrière du van, et pas dans une position idéale pour prendre des photos. Spoiler: ça va devenir une blague récurrente le long de nos journées ensemble, à chaque fois elle voit un truc trop tard, au point où elle se jette parfois par dessus Meme afin d’essayer de prendre la photo, sans succès.
L’avant dernier enfer a une boutique plus grande que l’enfer lui même, qui est un petit étang boueux aux couleurs acres, recouvert d’une fine couche d’eau plate et très calme. Il est moins impressionnant que les autres, mais très esthétique. On décide de ne pas s’attarder plus que ça à la petite boutique, on en a déjà vu plusieurs similaires la veille, et on a encore une grosse journée devant nous.
L: La couleur vient de l’argile rouge que contient la terre à cet endroit, assez surprenant après avoir vu toutes ces sources remplies d’argile blanche ! La fumée s’échappant du lac forme des tourbillons et des petits palmiers s’épanouissent au bord. Il est possible d’avoir une belle vue en grimpant le petit escalier au fond du domaine. Mais j’ai préféré en profiter pour faire un petit bain de pied, le moment le plus agréable de cet enfer. Hier après-midi il y avait bien trop de gens pour profiter du bain de pieds, mais ce matin c’est encore assez calme, et on a moins l’impression de faire une soupe de pieds internationale. Regi se sentant pas d’humeur à se rechausser les pieds mouillés, et qui n’a pas l’impression que de monter une marche changera beaucoup la vue sur l’enfer, reste à côté de moi et profite du calme pour prendre quelques photos.
L: Cela nous a permis de repérer un couple avec deux petits corgis qui s’efforçaient à prendre une photo d’un panneau en mettant les têtes de leurs toutous dans les trous, tant bien que mal. Les chiens n’étaient vraiment pas consentants. Dès que l’un mettait sa tête dans le trou, l’autre en profitait pour changer de position. J’observais la scène avec amusement, les pieds dans l’eau, tranquille. Regi a réussi à prendre une petite photo où les deux chiens sont plus ou moins au bon endroit, et on se demande si le couple aura réussi à avoir ce qu’il voulait.
Tatsumaki Jigoku, l’Enfer du tourbillon
L: On passe finalement au dernier enfer voisin, et on doit s’armer d’un petit peu de patience. En tout cas, Regi et moi nous asseyons sur des tribunes posées devant le geyser qui se passe toutes les demi heures environ, ce qui en fait l’un des plus fréquents et réguliers au monde. Mais même en étant plus fréquents que la moyenne, devoir attendre une durée inconnue qui pourrait être une trentaine de minutes, c’est un peu long. On se rassure en apprenant qu’en Islande, c’est plutôt quelques heures d’attente entre chaque jet de geyser. Un petit panneau et des annonces nous expliquent le fonctionnement et la fréquence du geyser. Au fur et à mesure, on comprend que les places assises n’étaient pas vides simplement parce que c’était calme, mais surtout parce que tout le monde venait probablement de partir peu avant qu’on arrive, et ça se remplit petit à petit. On y retrouve également le couple avec les corgis.
Dada et Meme ne tiennent pas en place et se baladent dans le jardin puis dans la boutique, et vont regarder un pantalon qui coûte plus de 100 balles. Il y avait un petit parc botanique à visiter, mais je préfère rester assise et filmer en boucle pour ne pas rater le début du geyser, même si au final c’était assez dur de le louper. On entend le bruit et on voit de la vapeur sortir doucement comme pour nous avertir, et il y a également une annonce sonore aux haut parleurs pour prévenir que ça arrive. Meme et Dada arrivent rapidement pour ne pas le rater, puis on observe l’eau à 105°C se faire propulser fortement contre la paroi protectrice du dessus qui évite que ça parte trop haut. C’était impressionnant, on ne voit pas ça tous les jours ! Juste à deux secondes de la fin, un monsieur arrive et rate tout, et tout le monde rigole de lui avec plus ou moins de compassion.
L: Cet enfer est vraiment différent des autres, on ne s’attend pas à voir un geyser après avoir visité 6 autres sources qui ont simplement des étangs et des bulles ! Finir par celui-ci est probablement la meilleure chose à faire pour rester surpris jusqu’au bout.
📍Yamanami Highway
Regi: On rejoint le van, on fait un petit tour au 7Eleven repéré plus tôt, et on attaque dorénavant la route vers la région du Mont Aso ! Plusieurs chemins étaient possibles, mais Dada et Meme nous indiquent qu’ils préfèrent la route scénique, même si elle risque de les secouer un peu plus. Au début, on passe par quelques épingles et ponts donnant une magnifique vue sur Beppu et ses alentours, et on est accompagné d’un convoi de véhicules militaires. La route se déroule bien, Dada loupe plein de photos à cause des épingles qui s’enchaînent et qui la secouent, et on s’approche petit à petit de Aso-san.
On apprend en chemin que cette route s’appelle la Yamanami Highway, et on passe devant plein de sources, onsens, et plein de points de vue magnifiques. On a juste pris la route la plus longue avec le plus de zigzags sur maps au pif, mais il semblerait que la route soit assez connue. On pense que plein de gens aiment venir conduire ici, que ce soit en voiture, moto ou vélo. Pour faire plaisir aux photographes qui ne peuvent pas trop prendre de photos en roulant, on s’arrête en route régulièrement lorsqu’il y a de beaux points de vue. Leelee essaie également de prendre quelques photos des petits villages pipous (L : C’est mon expression ça !) en passant.
Il y a de sacrées pentes à monter, mais même avec 4 personnes à bord, Browny-Chan les monte avec effort mais sans problème majeur, au point où on rattrape un gros SUV Mercedes, qu’on a surnommé Meruko-San. Il avait clairement plus de puissance que nous, qu’il aimait bien montrer dans les lignes droites, mais on le rattrapait au moindre virage. Sa basse vitesse nous a permis d’apprécier plus longtemps le paysage d’automne, bien qu’il me semble que cette route doit être très jolie par toutes saisons.
L : Le Japon est joli partout et en toute saison de toute façon…
R: Au bout d’un moment on tombe sur un 📍petit restaurant de ferme, Bebenko, où ils vendent des produits locaux. Il y a un grand parking bien rempli, et on hésite à y manger les vraies spécialités locales avec les produits locaux, mais on apprend qu’il y a beaucoup d’attente, et on n’a pas vraiment assez de temps pour se permettre d’attendre autant. Par contre, on se dégage un peu de temps pour aller voir les animaux dehors, dont un lama pour mon plus grand bonheur.
Regi: La vue depuis le parking est magnifique, et c’est un weekend férié, donc c’est blindé de monde. Nous on décide donc juste profiter de la vue, des lamas et des ânes & poneys, à qui on donne quelques carottes à manger pour 100¥. Enfin, tout le monde sauf le lama têtu qui préférait se prélasser au soleil que de venir manger. Compréhensible honnêtement, je ferais pareil.
Leelee: Comme c’est une ferme, les animaux semblent être relativement bien même si ça mériterait d’avoir plus d’espace, mais c’est beaucoup mieux que beaucoup d’endroits que j’ai pu voir. Les japonais aussi adorent pouvoir donner à manger aux animaux. Quand il y a des étang avec de poissons, dans des fermes, dans les parcs animaliers, il y a beaucoup de moments où on peut donner à manger aux animaux. C’est un aspect que j’aime beaucoup mais qui me fait quand même me questionner aussi beaucoup. On nous apprend en France de justement ne pas nourrir les animaux qu’on ne connaît pas. Est-ce vraiment bien géré ? On va espérer que oui.
R: On reprend la route, et on croise quelques fermes et ranch de la région de Aso-san. Ces ranchs semblent vouloir se donner un petit côté américain, probablement pour les weebs inversés qui sont fans de far-west et de cowboys depuis leur plus tendre enfance. On fait une petite pause sur le bord de la route en 📍voyant tout le monde arrêté, et on sent qu’on va vraiment rentrer bientôt dans la caldeira du Mont Aso. On se retrouve face à plusieurs montagnes qui surplombent les plaines agricoles, avec des petits soupçons de fumée du volcan en vue.
Ce qui est fascinant avec le mont Aso, c’est que toute cette immense vallée verdoyante n’est pas située à côté du volcan… mais à l’intérieur. Après plusieurs éruptions colossales il y a environ 90 000 ans, le sommet s’est effondré sur lui-même, formant une caldeira de près de 25 km de diamètre ce qui en fait une des plus grandes au monde. Aujourd’hui encore, des habitants vivent, cultivent leurs terres et élèvent du bétail au cœur même de ce gigantesque volcan toujours en activité.
R: On attaque la montée, mais il y a tellement de panoramas à chaque virage qu’on décide de limiter un peu le nombre de haltes. Après quelques épingles de montée plus loin, on découvre la grande plaine fertile de la caldeira, et on a notre prochain objectif en vue, la ville de Kurokawa Onsen. Apparemment, cette ville est particulièrement mignonne, et bien qu’on ne puisse pas y rester très longtemps, on décide d’aller faire nos touristes de type touristes. 15 minutes de descente, le paysage et la végétation se transforment fortement, et on arrive à Kurokawa.
📍Kurokawa Onsen
R: Immédiatement, on sent qu’on entre dans un petit village caché dans la forêt, paisible sur le papier, avec de superbes arbres montrant des dégradés d’automne, nous montrant toutes les teintes du début à la fin. Pour ce côté là, on est venu au meilleur moment. Par contre, dès le début du village, on voit qu’on est pas tout seul à avoir eu l’idée de venir ici, on croise trois ou quatre parkings blindés qui nous refusent l’accès. On voit un panneau qui dirige vers un parking dissimulé, on tente notre chance, mais il était plein aussi et surtout interdit aux gros véhicules. Heureusement, je ne sais pas lire japonais et ça ne m’a pas arrêté. Malheureusement j’aurais dû, parce qu’il était en sens unique, impossible de faire demi tour depuis le parking, et de lire le panneau aurait pu nous éviter un passage dans la vieille ville… Ça aurait été plus simple si Browny-chan avait fait un régime auparavant. Franchement, on a eu TRÈS peur pour la peinture, et j’ai dû manœuvrer entre certains murs où il était vraiment une question de quelques centimètres de marge maximum.
R: Au deuxième tour, on accepte notre sort, on va se garer tout a l’autre bout de la ville sur un parking payant, et on remonte à pied. La ville est toute mignonne, mais noire de monde. On est clairement pas les seuls à avoir trouvé ce spot. J’imagine qu’il fallait pas venir un samedi pile lors des plus beaux momiji. J’indique à Leelee qui marche devant moi qu’il y a des kakis ici aussi (littéralement à côté d’elle, voyez par vous-mêmes au-dessus), et elle galère a les trouver, cherchant pendant une bonne dizaine de secondes. Me voyant rigoler, Dada arrive, se demandant ce qui se passe, et en lui indiquant la présence de kakis elle ne les trouve pas non plus, y en a pas une pour rattraper l’autre…
Regi: Je m’amuse bien en photo avec tous les érables, les maisons traditionnelles et les reflets des miroirs et de l’eau un peu partout. Il y a plein de petites boutiques d’artisanat vendant tout un tas de belles choses, ainsi que de la nourriture à chier partout et des boutiques de souvenirs. Au bout de la ville, on décide de prendre un onigiri à l’anguille, sur le papier incroyable idée puisque j’adore les sushis à l’anguille, mais on est tous un peu déçus. C’était probablement juste un attrape-touristes, et ils avaient mis un truc bizarre dedans, de souvenir du gingembre. Certains en avaient plus que d’autres, et ça cachait tout le goût de l’anguille.
Leelee: Je crois que c’était des câpres, et en plus le mien en avait vraiment beaucoup T.T C’était vraiment dommage car on a croisé plein de petites échoppes qui semblaient avoir beaucoup de truc pour grignoter et il a fallu qu’on tombe sur celui qui au final n’était pas bon…
R: On s’est laissé surprendre par la température. On est beaucoup plus en hauteur qu’avant, la caldeira a peut être un micro-climat, et le soleil tombe. Ayant tous un peu froid et étant un peu pressés par l’heure d’arrivée maximale de la maison qu’on avait réservé pour la nuit, on se rentre doucement à la voiture en papotant. Sur le chemin, on tombe sur deux magnifiques coccinelles, une bleue canard et une jaune canard… Pas la même famille de canards j’imagine… On était très surpris de voir ces voitures au Japon, et surtout en parfait état. Mais après tout, les japonais adorent les voitures françaises.
R: Ce village était vraiment très joli, mais potentiellement un petit peu victime de son succès. Sa taille n’était clairement pas prévue pour accueillir autant de voitures et de touristes. Visuellement, on sentait qu’il restait de l’authenticité, mais en voyant le monde qui s’y baladait, nous y compris, les cinq parkings blindés, ainsi que les petites boutiques en grandes quantités, on sentait qu’au fond ce n’était peut être pas autant le petit village mignon perdu qu’il prétendait être. Ce n’est pas grave, ça reste tout de même un régal pour les yeux, et nous nous sommes bien amusé avec Dada à photographier le moindre petit recoin de cet endroit.
📍Point de vue de Daikanbō
R: On repart et on rentre dans le gros de la caldeira. Un paysage mi désertique, mi fertile s’ouvre à nous, c’est assez unique, avec très peu d’arbres mais beaucoup d’herbe haute. Ça rappelle légèrement des steppes ou l’Islande par endroits. Je n’ai jamais vu ça ailleurs au Japon, et je ne savais même pas que ça y existait ! Après une grosse demie heure de route on arrive au Daikanbō lookout, et il y a un monde fou. J’avais trouvé ce lieu au pif à travers une vidéo Youtube recensant des endroits sympa dans le coin. Les gens venaient de partout, probablement à cause du dimanche férié le lendemain. (Au Japon si un jour férié tombe un dimanche, ce jour est reporté au Lundi ce qui fait un week-end prolongé.) La vue y était incroyable, et il y avait des gens en train de faire du parapente au loin, se prêtant à de jolies photos.
R: On se balade un petit peu autour du parking où la vue est déjà impressionnante, on y voit jusqu’au bout de la caldeira, et on prend quelques photos avant de vouloir se diriger vers le spot principal avec la boutique et le point de vue officiel. On y va qu’à trois, Meme reste un peu se reposer dans le van car il était un peu malade et c’était incompatible avec nos grosses journées où on bouge sans arrêt.
R: On commence à marcher pour voir la vue plus loin et de visiter la petite boutique. Sur le chemin, on tombe sur un fan club de Honda avec des toutes petites voitures très spéciales, qui faisaient tourner toutes les têtes. On passe devant la boutique mais on préfère y passer au retour. On repère ensuite un weeb avec un parapluie Oreimo (ndr: si vous ne connaissez pas, estimez-vous heureux) qui a lancé Leelee dans une pub de Eromanga Sensei à Dada (ndr: même chose), un manga par le même auteur. Dada a essayé tant bien que mal de garder l’esprit ouvert, mais n’était pas convaincue tout de même. (L: elle a tort)
R: Arrivés en haut, on est accueillis par une belle vue à 360°. Désormais on voit vraiment l’étendue de la caldeira, qui est d’un plat impressionnant, bien qu’il soit entouré de montagnes un peu partout. Pour les joueurs de Civilization, ce lieu doit apporter une science folle… Il y a également le club de parapente, on reste un petit peu pour profiter et regarder les gens se jeter dans le vide, puis on se décide à partir comme si on devait arracher un pansement. J’aurais bien fait du parapente, c’est très fun, mais il y avait beaucoup d’attente, et l’heure avançait.
R: On passe par la boutique, difficilement parce qu’on circule à peine tellement il y a de gens. Leelee se choisit un petit mokeke fidèle à elle même, moi un petit omamori (porte bonheur) du Mont Aso avec des chevaux dessus, et on repart.
R: On revient au van, on réveille Meme de son coma, puis on se dirige rapidement vers le lieu de dodo de ce soir parce qu’on est pas en avance. On avance vers l’ouest donc se prend le coucher de soleil en pleine face, mais le paysage de la caldeira est joli, et on passe par un beau pont, puis je me fais arnaquer par les passagers qui me demandent de faire un détour par les champs, où on croise des rizières en jachère. (L: Je nie toute resposabilité.)
📍Minami-Aso
R: On arrive au … « Supermarché ». Concrètement c’était un petit Konbini qui avait l’avantage d’avoir quelques fruits et légumes en plus, mais fallait pas non plus trop lui en demander. Un repas nous attend au logement de ce soir, d’où l’heure d’arrivée réglementée, mais on pouvait ramener nous-mêmes quelques trucs en plus, notamment boissons et desserts. On prend vite ce qu’on veut, c’est à dire beaucoup de choses pour Dada, et on finit le trajet.
📍Logement Osu-Denji
R: On arrive tout juste à l’heure au logement. Dès l’arrivée sur le parking, on est bluffés parce que le logement semblait ÉNORME juste pour nous quatre. On se gare, et on marche à travers une petite allée qui passe devant une très grande maison avec un beau jardin japonais, accompagnée de deux dépendances illuminées en face, et des personnes qui semblent se démener pour le barbecue qu’on avait commandé. L’une des dépendances était pour notre barbecue, une grande bâtisse en bois toute fermée, et l’autre semblait être une sorte de salle de musique semi ouverte, qui faisait plus terrasse, et peut être office de barbecue plutôt pour l’été. On s’est immédiatement demandé où est ce qu’on était tombé encore.
R: Tout semblait fait avec la précision de l’artisanat, du sol, aux poutres, aux tables… Et on n’était même pas encore rentrés dans le logement. L’odeur de feu de bois se propageait, et l’ambiance était très apaisante. Ils viennent nous saluer, et l’un d’eux, très grand et clairement musicien, vient nous faire le tour du propriétaire. Il nous a expliqué qu’il a récupéré la maison familiale et qu’il a tout retapé lui-même, il s’occupe de tout l’entretien en partant du travail du bois jusqu’aux rénovations électriques.
R: La maison est magnifique, et très grande. Dès l’entrée, on est accueillis par une superbe planche découpée directement dans un gros tronc pour faire office de marche pour enlever et mettre les chaussures, ainsi qu’un petit réchaud et des chaussons qui nous attendent. On voit les poutres apparentes, sur lesquelles il y a l’électricité enroulée à l’ancienne sur des petits bouts plastiques blancs en hauteur, de façon traditionnelle. Il semble y avoir des enceintes absolument partout, ainsi que de quoi nous réchauffer de partout, l’isolation étant assez mauvaise. Les baies vitrées sont immenses, et il y a des portes coulissantes à en créer un labyrinthe.
On dépose nos affaires, et il nous explique qu’il adore la musique, et nous montre un écran de projecteur tenue par un porte-katana. Tradition, modernité, tout ça… Il révèle ensuite quatre énormes enceintes dissimulées derrière des portes en papier. On peut faire directement un karaoké dans la maison, tout était déjà branché et paramétré. Il y avait une petite télé dédiée pour, sur laquelle il nous avait mis YouTube Premium en français pour notre arrivée. On a enfin trouvé le premier client de Youtube Premium ! On était très impressionné par son sens de l’hospitalité et du détail.
Il nous montre les trois chambres, dont une avec des lits et une grande télé dans un style européen, avec de la musique déjà mise sur la télé, une chambre en bas où il faisait assez froid en style washitsu (style traditionnel japonais sur des tatami), et une en haut très traditionnelle avec une belle vue sur les points culminants du Mont Aso. Il nous la fallait avec Leelee, et heureusement les deux autres préféraient les lits occidentaux ! Il y a des toilettes séparées homme/femme en bas, et en haut des toilettes dont le couvercle s’ouvre tout seul dès qu’on ouvre la porte. C’est beau le progrès. Il nous montre également la cuisine du bas, la cuisine du haut, plusieurs coins de vie… Après avoir fait le tour, on est totalement perdus avec tous les chemins possibles. Je ne suis pas convaincu que cette maison n’abrite pas de ninjas cachés quelque part, même après mon départ.
R: Après vérification en écrivant ces lignes, ce on peut dormir jusqu’à 15 personnes dans ce logement selon Booking, pas étonnant qu’on s’y perde à 4 !
On va ensuite s’installer au coin barbecue dans l’autre bâtiment, qui est une immense table renfoncée dans le sol pouvant accueillir une dizaine de personnes facilement, accompagnée d’un gros rétro-projecteur pensée pour du karaoké et pour que le propriétaire puisse jouer à la basse, avec dans la salle d’a côté une énorme sono, une table de mixage, des micros… Le barbecue est séparée en plusieurs plaques et grills, sous lesquels il y avait du charbon rouge vif venant de Fuji San apparemment. Ils installent toute la nourriture, la table etc. Sous la table il y avait des tapis chauffants, et il nous montre comment remettre du bois dans le poêle à côté de la table.
Regi: On est surpris par une femme qui arrive avec son enfant, assez timide, qui vient me voir et qui me donne un sac de marshmallows… Je crois que mon petit cœur a fondu autant que les marshmallows, il était trop mignon… On garde à ce jour encore précieusement son petit sachet en guise de souvenirs chez nous !
Leelee: La Obasan m’a demandé si j’étais née au Japon ! Quel plus beau compliment pouvait-on me faire ? Je savais qu’il y avait 2 niveaux chez les apprenants en japonais. Le premier c’est le classique jouzu desu ne (« Pas mal ton japonais hein ? »), qui sort dès que quelqu’un dit un mot en japonais. Mais ce qu’on attends le plus c’est 長いんですね?日本は (« Ça fait longtemps que tu es au Japon non ? ») ce qui je pensais était mon étape ultime. Je me souviens encore la première fois qu’un Ojiisan m’a posé cette question ! Mon ami était tellement jaloux. Mais qu’on me demande si je suis née au Japon ? Je ne pensais vraiment pas que ça pouvait arriver !
R: Après avoir fini de nous préparer le barbecue, ils partent et on commence doucement à manger et à se servir du umeshu (vin de prune) du 7Eleven. Le repas était topissime. On a eu plein de viandes différentes, des fruits de mer, des légumes, des champignons, et tout était de très bonne qualité. Ils nous ont aussi apporté du riz façon Kamado fait maison qui était sûrement un des meilleurs riz que je n’aie jamais mangé. A la fin, les deux autres s’étaient acheté un cheesecake qu’on a tous trouvé dégueulasse, et je suis allé chercher des mochis ainsi que des senbei dans la voiture pour continuer à grignoter pendant la soirée, pour accompagner l’alcool. Malheureusement, je n’arrivais pas à retrouver ce que je voulais, et un sanglier m’a foutu la frousse ! Il était juste à côté de la voiture, je n’étais pas très serein tout seul dans le noir. Meme m’a raccompagné et on a pris ce que je voulais.
J’ai proposé de nos grignotis aux autres, et Dada osait pas m’en prendre car on n’en avait « pas beaucoup ». Après avoir un peu insisté, elle en a accidentellement pris deux, lapsus révélateur…
Leelee: Petit bémol, pendant la soirée ma mère nous annonce que Kiki a eu un abcès. Elle s’en est très bien occupée et tout est bien qui finit bien, mais forcément nous avons eu une bonne dose de stress pendant le repas.
Regi: Meme a mis des playlists Disney, mais personne n’a osé aller chercher un micro pour chanter plus qu’à tue tête. On a papoté autour du feu toute la soirée avec quelques chansons karaoké auxquelles on ne pouvait résisté, et on a fini par nos précieux marshmallows. Il y avait une salle de bain avec une baignoire pleine d’eau chaude qui nous attendait, on est donc allés prendre un petit bain japonais avec Leelee avant de tous aller dormir. Avec Leelee on s’est mis à écrire un petit peu du blog des jours d’avant puisqu’on avait manqué un peu de temps ces derniers jours. Leelee ne fait pas long feu, je continue un peu mon écriture de blog, puis je suis Leelee dans son sommeil. Notre seul regret était de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans ce logement, en une soirée on n’a pas pu profiter de ce lieu à sa juste valeur…









































































































































