Dimanche 23 Novembre 2025

Préfecture de Kumamoto, Région de Kyushu

📍Logement Osu-Denji

J’apprécie ce genre de réveil. Les rayons du soleil sont encore doux, et la vue sur Aso-san est tout simplement incroyable. Bien au chaud dans notre futon, on a énormément de mal à se motiver à sortir à cause de la fraîcheur du matin… et de ce panorama magnifique. Mais les autres sont déjà debout, alors pas le choix, il faut bien s’y mettre nous aussi.

J’en profite pour demander à Regi de re-filmer la maison de jour avec Go-chan. (Note de Regi: je l’avais déjà filmée deux fois la veille… Le propriétaire me voit aussi filmer de bon matin dans le froid.). De nuit, c’était déjà superbe, mais avec la lumière du matin, on distingue beaucoup mieux tous les détails. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette maison et j’avais envie d’en garder un souvenir en vidéo.

Mais nous avons encore une grosse journée de prévue. (Ça vous surprend encore ?) On se prépare rapidement, puis on prend une photo tous les quatre devant la maison avant de faire le check-out. On discute un moment avec la famille qui nous a accueillis. Ils sont vraiment adorables et nous racontent plein d’anecdotes sur la maison et leur histoire familiale.

Au moment de partir, Dada regrette de ne pas avoir pris une photo avec eux. On fait donc demi-tour pour leur demander, et heureusement qu’elle y a pensé : c’est une excellente photo. Un magnifique souvenir de cette charmante famille et de cette maison inoubliable. On espère qu’on pourra y revenir !

Regi: Au moment de sortir mon appareil photo, le monsieur qui nous a accueilli la veille était impressionné par ce dernier. C’est rigolo, là où moi j’étais épaté et jaloux de son matériel de musique, instruments, sono etc., lui était impressionné et très curieux de mes affaires de photo. Il nous expliquait que c’est quelque chose qu’il avait toujours un peu voulu faire, mais qu’il n’avait jamais vraiment pu prendre le temps de s’y mettre. Je lui explique que je me sentais pareil dans l’autre sens, nous montrant qu’on fait tous des choix de loisirs dans la vie qui nous correspondent en en délaissant d’autres, mais qui sait, peut être qu’on pourra plus tard tous les deux se lancer dans l’activité de l’autre !

Leelee: On prend ensuite la voiture pour aller visiter les cratères. Mon dieu, enfin !! Je ne pensais pas que ça arriverait. C’est quand même ma troisième tentative pour aller voir ce fichu volcan !

La première fois, en 2020, j’étais en train et en bus. À cause du mauvais temps, tous les bus avaient été annulés. Échec.

La deuxième fois, en 2021, j’étais déjà dans le coin en van. Cette fois, c’est un énorme typhon qui avait obligé les autorités à fermer les routes. Échec.

Mais cette troisième tentative semble être la bonne. Le ciel est parfaitement dégagé, l’activité volcanique permet l’accès au site, nous avons le van… Tous les voyants sont au vert. On décide même de faire l’impasse sur quelques points de vue pour privilégier directement le sommet, mais en arrivant, un bouchon énorme ! Serait-ce encore un échec ?


📍Parking Aso Sanjo Terminal

On voit devant nous un bouchon qui semble ne pas en finir. On suppose que ça doit être que tout le monde veut aller jusqu’en haut en voiture, mais que le parking doit être plein à cause du jour férié, vu le monde qu’il y avait déjà la veille dans le coin. On aperçoit un premier parking, quasiment vide, mais on est encore très loin du haut. Mais on était vraiment à l’arrêt, moteurs coupés, donc on décide de se garer au premier parking venu et de terminer la montée à pied. Avant de partir, on fait un arrêt à la boutique. Il faisait très frais avec l’altitude, donc Regi s’achète un milk tea chaud et une brochette de poulet beaucoup trop chère. Dada hésite, puis renonce finalement. Il y avait des navettes pour monter, mais on a décidé de s’en passer.

On attaque la montée, mais deux petits virages plus loin, on se rend compte que le bouchon n’était pas du tout jusqu’en haut, mais simplement causé par un « mini-péage » prenant de l’argent à chaque passant voulant monter au sommet. Pour une raison qui nous échappe, ça prenait une éternité. Même en payant en liquide, ça n’avait aucun besoin de prendre aussi longtemps par voiture pour pouvoir nous couper le moteur plusieurs minutes d’affilée… Tant pis, on a déjà payé le parking du bas pour la journée. J’imagine que le péage devait gérer le nombre de places disponibles en haut, pour éviter de créer des bouchons en haut du cratère pour des raisons de sécurité.

La montée est plus dure que prévue, elle faisait 4km, mais ça fait du bien de marcher un peu. Déjà pour nous, et surtout car on peut profiter de la vue incroyable. On a rapidement très chaud à cause de l’effort et le milk tea chaud perd tout son intérêt… enfin, chaud ou froid, ça reste du milk tea. Il ne sera certainement pas gâché, ne vous inquiétez pas. (Ah bon, vous ne vous étiez pas inquiétés une seule seconde ?)

Meme prend beaucoup d’avance alors qu’il est encore bien malade. Il a beaucoup de courage quand même pour nous suivre sur chacune de nos lubies. Au fil de la montée, le paysage change complètement. On passe d’une immense caldeira verdoyante à un décor presque lunaire. Le noir et le gris dominent désormais, ponctués seulement de quelques touches orangées laissées par la végétation automnale. Le long de la montée on voit en contrebas de belles rivières de coulée de lave séchées.

Le mont Aso est l’un des plus grands volcans actifs du monde. Sa caldeira, formée à la suite de gigantesques éruptions il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, mesure environ 25 km du nord au sud et jusqu’à 18 km d’est en ouest. Plusieurs villages, routes et même une ligne de chemin de fer se trouvent aujourd’hui à l’intérieur de cette immense dépression volcanique.

Regi: Je comprends désormais mieux la présence de volcans ainsi que leurs paysages dans les jeux vidéo japonais tels que les Zelda, Pokémon, Sonic… entre autres. J’imagine que de nombreux créateurs japonais ont déjà pu visiter Aso-san ou d’autres volcans dans leur enfance ou plus tard, et ont probablement trouvé de l’inspiration dans ces paysages hors du commun pour créer leurs mondes virtuels.

Leelee: On croise quelques points d’intérêts dont notamment une grande passerelle en bois qu’on décide de garder pour plus tard. Les quelques cratères mineurs sont sympathiques, mais je suis de plus en plus impatiente d’arriver au cratère principal. Nous croisons quelques courageux qui, comme nous, ont décidé de monter à pied, mais la majorité préfère prendre la voiture jusqu’au parking du haut.

Meme commence vraiment à fatiguer. On voit que sa maladie lui pèse encore, même s’il continue d’avancer sans se plaindre, et plus vite. Encore un petit effort !

Plus on s’approche et plus on voit les abris anti-éruption dans le cas ou un éruption arrivait. Ça aurait été une vraie expérience qu’une éruption arrive au moment ou on y est. Mais ce n’est pas arrivé… On commence à voir de manière claire et précise la fumée du cratère principal. Encore un petit effort !! Et enfin on y est ! Ce n’est pas un échec !

Sur un panneau on apprend qu’il y a plusieurs centaines de tonnes de souffre qui s’élèvent tous les jours du cratère. On aperçoit parfois le célèbre lac turquoise tout au fond, surtout lorsque la fumée se dissipent quelques instants. Regi arrive d’ailleurs mieux à le distinguer grâce à ses lunettes de soleil. N’hésitez pas à lire les photos des panneaux (dispo en anglais !) si vous êtes curieux d’en apprendre plus sur le fonctionnement du volcan.

On apprend également que le volcan suit un cycle de 7 étapes: lac calme, lac qui s’évapore, éruptions de boue, cratère incandescent, éruption de cendres, éruption de lave, puis explosion phréatomagmatique. (Regi: A tes souhaits !). On en est donc à la phase deux. Le mieux semble être le lac calme ou le cratère incandescent. Mais bon on prend ce qu’on a et c’est déjà incroyablement beau avec l’étape 2. Et puis se dire qu’on se trouve au bord d’un volcan actif procure une sensation assez difficile à décrire ! Un mélange d’excitation face au danger,et se rendre compte a quel point nous ne sommes rien face à la nature, qu’on peut se faire balayer d’un coup. Quelle sensation incroyable. (Regi: elle est totalement barge…)

Des hélicoptères passent régulièrement au-dessus du cratère afin de surveiller son activité et d’assurer la sécurité des visiteurs. Il y en a deux qui s’alternent, un noir et un blanc, qui font une ronde chacun leur tour puis vont se poser à l’accueil.

Il y a énormément de monde, mais pour une fois je ne peux même pas leur en vouloir. C’est tellement beau.

Par-ci, par-là, plusieurs petites échoppes vendent des morceaux de roche volcanique. Dada craque rapidement, mais Regi m’empêche d’en acheter. Il a peur qu’ils soient faux, surtout au vu des prix étrangement bas, et me dit qu’il sera bien plus amusant de trouver notre propre trésor. Avec un peu de regret, je renonce, avant de me prendre complètement au jeu de la chasse aux cailloux.

Regi: Toutes les cinq minutes il y avait une annonce indiquant que les personnes cardiaques et aux problèmes respiratoires devaient se tenir éloignées du cratère en plusieurs langues différentes. A la fin je les connaissais presque par cœur, y compris celle en chinois. J’ai aussi pris d’affection ces abris au design brutaliste et minimaliste dont les lignes abruptes se prêtaient très bien au noir et blanc. J’ai essayé de prendre des photos où on voyait le moins de personnes possible dessus, donnant un côté extraterrestre à la photo, comme si on était sur la Lune ou sur Mars, surtout combiné aux vapeurs du cratère.

Leelee: On se balade mais très… trop rapidement on arrive à la fin du cratère principal. On décide donc pour le plus grand bonheur de Meme de refaire un tour ! Et grand bien nous en a pris. Les vapeurs se sont bien dissipées, et le cratère semble est bien plus dégagé qu’avant, si bien qu’on arrive mieux à photographier l’eau bleue qui est au fond. Je motive (pas du tout sous la contrainte, promis !) Dada et Meme à faire un shooting de couple devant le cratère.

J’aimerais vraiment rester encore plus longtemps, mais il nous reste des choses à voir et surtout la chasse au caillou commence !! On sort un peu des sentiers battus pour en chercher. Il y avait des ficelles plus loin indiquant quel endroit ne pas dépasser, mais sinon on avait le droit de sortir des sentiers battus pour se balader dans le sable volcanique. Je me prends d’affection pour une bombe de magma, une boule de lave qui s’est rapidement refroidie. Généralement, elles explosent, mais occasionnellement elles gardent leur forme et durcissent comme ça. Je ramasse quelques cailloux par ci par la mais pas de perle rare pour le moment.

A l’entrée de la zone il y avait une carte qui nous montrait toutes les balades disponibles. De nombreuses randonnées existent dans le coin, et on décide de se diriger vers la jonction Sunasenri-ga-hama afin de voir la vue, puis de voir ce qu’on fait une fois qu’on y est.

On croise sur le chemin un gros tas de cailloux, d’où je décide de casser certains rochers en morceau pour voir ce qu’il y a à l’intérieur. Je m’amuse vraiment bien entre chasse au trésor, les expériences de géologie improvisées, et la vue volcanique magnifique. On fait attention à ne pas trop attirer l’attention à casser des cailloux, mais c’était très joli à l’intérieur de ces derniers, nous exposant multiples couleurs scintillantes. Mais à un moment il faut bien faire demi tour. On pourrait s’y balader des heures mais on a encore des choses à faire. La descente est évidemment plus simple que la montée.

Sur le chemin du retour on croise de nouveau le bouchon interminable qui s’étend à l’infini. Il est facilement 5 fois plus long que quand nous sommes arrivés, on a bien fait d’y aller tôt le matin. Pas comme si on avait vraiment eu le choix avec l’heure à laquelle on devait rendre le gîte. Les gens dans le bouchon y sont probablement pour quelques heures s’ils veulent tout faire en voiture et ne pas monter à pied. D’ailleurs, il était déjà 14h passé, et nous n’étions vraiment pas convaincus que les gens à la fin du bouchon n’allaient pas se faire recaler par la fermeture…


📍AJISAI

Après tous ces efforts on décide de manger un ramen ! Oui c’est surprenant hein ? Il n’y en avait pas tant que ça dans les alentours, la caldeira n’étant pas super dense + on était un dimanche férié. On en trouve tout de même un tout mignon dans la direction qu’on voulait, dans un petit bâtiment jaune au bord de la route.


Comme ce n’est pas très bien indiqué, je demande pour Meme s’il y a du porc dans le yasai ramen (« Ramen aux légumes »), ils me disent que non… mais ce qu’ils ne me disent pas c’est qu’il y en a dans le bouillon quand même ! Ce qu’on apprend un peu trop tard mais Meme décide de le manger quand même. Le ramen était bon, sans être exceptionnel. Enfin… « sans être exceptionnel », c’est à l’échelle du Japon. En France, il ferait probablement partie des meilleurs que j’aie mangés. Regi avait demandé un thé oolong glacé, mais il était tellement glacé qu’il peinait à le boire. Il y avait du maïs dans les ramens d’ici puisque c’est une spécialité de la caldeira, j’imagine que ça doit bien pousser dans cet environnement. Les amis décident de commander une glace comme à leur habitude et on décolle enfin pour le onsen.


📍Aso Hinoyama Onsen Dondoko-Yu

On arrive sur un parking énorme ! Le onsen semble immense et populaire. Regi s’achète une serviette Kumamon et on se prépare pour aller aux bains. Une fois dans les vestiaires, je réalise qu’il me faut une pièce de 100 ¥ pour le casier… alors que je venais précisément de dire à Regi que je n’avais pas besoin de prendre mon porte-monnaie. Je ressors rapidement dans l’espoir de le retrouver. Au même moment, lui arrive justement pour récupérer… la serviette que j’avais gardée avec moi. Échange de bons procédés.

Regi: Malheureusement, j’avais deux pieces de 100¥ puis un peu de monnaie, et j’en ai donc donné une à Leelee. Je retourne à mes vestiaires, je me change, mais fatigué et n’apprenant pas de mes erreurs, je ferme le locker avec mon caleçon sur moi, et ma serviette enfermée… Ce qui me rassure, c’est qu’apparemment Meme a fait sensiblement la même chose. Problème: là où lui avait une pièce supplémentaire, de mon côté je n’avais plus d’autre pièce de 100¥ ! Tant bien que mal, je prends mon courage à deux mains et je demande à un monsieur japonais à côté de moi, sur le point de partir, s’il aurait 100¥ à m’échanger contre de la petite monnaie. Il est un peu confus au début, mais comprend vite le problème. Celui qui est cependant resté confus, était son fils ! Il avait un bambin haut comme trois pommes, probablement âgé de 3 ou 4 ans, qui m’a FIXÉ du regard ! Il avait les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, j’imagine ahuri de voir un étranger parler japonais ? Pendant toute la minute qui suivit, jusqu’à son départ, il était incapable de me lâcher du regard, c’était extrêmement drôle !

Le complexe du onsen était vraiment très grand, proposant des dizaines de douches, au moins 5 bains différents à l’intérieur et 4 à l’extérieur de souvenir, plus multiples saunas et autres équipements. Il y en avait vraiment pour tous les goûts, de l’eau très fraîche à l’eau extrêmement chaude, en passant par les bains pour enfants, les bains à remous et les transats extérieurs pour se rafraîchir. On se croise parfois avec Meme pour discuter un petit peu, mais on n’a pas exactement le même rythme de tolérance à la chaleur, donc on se sépare aussi souvent pour éviter qu’il y en ait un des deux qui tombe dans les pommes. Moi je préfère boire souvent, lui préfère sortir un peu plus vite.

Voici quelques photos d’internet, il y avait beaucoup trop de gens au m² pour espérer en prendre une de nous-même. On ne sent pas trop la grandeur ici, mais j’ai eu un peu de mal à trouver des photos correctes.

Leelee: Le onsen était vraiment très agréable, même si je crois avoir préféré celui de notre hôtel. Il y avait un peu de monde et c’était légèrement bruyant, mais comme je discutais avec Dada, cela ne m’a finalement pas dérangée. Elle a un peu moins profité à cause du monde et de toute façon sans ses lunettes elle ne peux pas profiter de la beauté du lieu. Mais on sort toutes les deux bien détendu quand même.

Je prends un lait à la fraise, un incontournable après un onsen. Meme, qui était resté sur sa faim à l’hôtel à cause du manque de lait à la fraise en prend deux. Nous discutons ensuite du retour de Dada et Meme. Ils doivent aller dormir à Kumamoto ce soir, et plusieurs chemins existent. Ils craignaient de rentrer trop tard, mais nous finissons par leur trouver un itinéraire qui leur convient. Il faut qu’on se dépêche un peu pour avoir le train mais tout se passe bien finalement. Direction la gare de Tateno.


📍Gare de Tateno

On les amène à la gare, et le temps de comprendre comment prendre des billets et dans quel train monter, leur train arrive à quai. C’était un train rouge vif, roulant non pas à l’électricité, mais au diesel. Probablement trop compliqué de mettre en place les fils électriques à travers la montagne. On a à peine le temps, mais il vient le moment de se dire au revoir. Cette petite escapade avec eux était vraiment sympa.

On retourne dans le van puis on réfléchit ensuite à ce que nous voulons faire de notre côté. Nous n’avions pas vraiment vu plus loin que de déposer nos amis à bon port et à la bonne heure, mais il commence à faire faim. On tente le resto régional Takamori extrêmement bien noté mais il était bien trop plein, avec plus d’une dizaine de personnes attendant leur tour à l’intérieur. Nous n’avons, ce soir, pas la patience d’attendre donc nous nous rabattons sur un repas de flemme à un konbini.


📍Parking de Kamishikimi Kumanoza

On se dirige vers notre spot de dodo, un parking pas loin d’un temple que je voulais absolument voir. On était vraiment seul au monde. Seulement nous, Browny-chan et l’immensité de la nature. Regi en allant prendre des photos de nuit m’a dis que nous étions accompagnés de sangliers, et probablement de plein d’autres bestioles qui rodent autour de nous. Il a profité du ciel dégagé pour prendre quelques photos, mais il faisait très froid, et n’était pas extrêmement rassuré avec les sangliers.

Demain, nous voulons visiter des gorges à Takachiho, au sud-est de Aso-san, mais tout d’abord un gros dodo s’impose. C’est au milieu de cette nature silencieuse que Morphée vient finalement nous accueillir avec grand plaisir.


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