Lundi 24 Novembre 2025
Préfecture de Miyazaki, Région de Kyūshū
📍Shikimi-kumanoimasu Shrine
On s’est réveillé à cause du froid vers 7h30. Malgré les achats de couettes supplémentaires à Beppu, visiblement on était toujours pas assez préparés au froid… Ce n’est pas très grave, mais la nuit fût un peu courte. On va faire le petit pipi du matin aux toilettes du parking, puis on se prépare tranquillou. Il est tôt, on a tout le temps du monde. On se dirige vers le temple de Harutabi no Mori e qui se trouve à 50 mètres, un endroit devenu particulièrement célèbre grâce à un film d’animation. Par contre, le temps est incroyable, certes, mais ça attire beaucoup, beaucoup de monde. Des bus entiers de touristes chinois arrivent pour visiter le lieu du film, alors qu’il est même pas encore 9h ! On réussit heureusement à visiter avant qu’ils ne nous rattrapent.
J’ai découvert après coup qu’il y avait eu un influenceur qui avait posté ce temple sur les réseaux sociaux et qui, après coup, le regrettait, car ça attirait des foules de touristes qui viennent juste pour prendre LA photo. C’est effectivement, et malheureusement, l’un des effets néfastes que peuvent avoir les réseaux sociaux. Car hormis ce temple, les alentours sont complètement vides, on est relativement au milieu de nulle part. Ils viennent juste pour ce temple et repartent vers d’autres endroits touristiques sans prendre le temps de vraiment profiter de l’instant et des alentours.
Mais bon, l’ambiance était tout de même incroyable ! Une centaine de marches en pierre nous amènent en haut, et nous voilà déjà fatigués alors que la journée commence à peine. L’air de rien, en écrivant ces lignes, on pourrait croire que la montée a été rapide, mais on a dû mettre 15 bonnes minutes !
(Faux. On a mis 4 minutes, ressenti : 50.)
En haut, je prends un omamori (porte bonheur religieux) qui est vraiment trop joli, je fais une petite prière et à moi la descente.
Le temple est très sympa, mais ce qui fait vraiment la magie de ce lieu, ce sont les escaliers. Des marches en pierre vieillies par le temps, bordées de grosses lanternes de pierre, elles aussi couvertes de mousse, avec à l’intérieur des bougies, ce qui doit rendre le paysage de nuit absolument à couper le souffle. Par-ci, par-là, on passe également par des torii éprouvés par le temps, mais qui restent tout de même majestueux. Le tout parfaitement intégré dans cette forêt de séquoias, qui enveloppe les escaliers et renforce encore cette impression d’être dans un décor de Ghibli.
Contrairement aux autres temples, l’achat du goshuin (le tampon) ne se fait pas au niveau du temple lui-même, mais en bas, dans la boutique de souvenirs. Preuve inéluctable de la dimension touristique qu’a prise ce temple, pourtant si éloigné des sentiers battus.
On prend également une patate douce, bien qu’on n’en ait pas beaucoup mangé. De un, elle était très froide et, de deux, ça cale de ouf.
Regi est allé voir au bureau de poste juste à côté pour voir si on pouvait y déposer un colis, mais jour férié oblige (enfin, hier, mais puisque c’était dimanche le jour tombe aujourd’hui) c’était fermé. J’espère qu’on réussira à poster ces colis avant de repartir, ce serait un peu bête quand même.
On reprend ensuite la voiture pour aller dans un deuxième temple, non loin de là. Bien plus petit, bien plus paumé, et surtout, avec pas un chat en vue ! Il n’a pas l’allure majestueuse de son grand frère voisin, mais il dégage quand même quelque chose d’inexplicable.
Nous avons ensuite pris la route pour Takachiho. Et c’est sur ces route de campagne que j’aime tant que nous changeons de préfecture..
Bonjour Miyazaki!
Je crois que je ne me lasserai jamais de prendre la route au Japon. Il y a tant à voir et à découvrir et, même ce paysage que certains pourraient trouver banal, me semble à moi un rêve éveillé. Un rien me fait réagir : un chemin de fer, une maison, un jardin, une rizière.
On arrive bientôt à destination et nous décidons de commencer par le sanctuaire que j’avais noté comme à faire absolument. En effet, c’est celui qui donne accès à la grotte d’Amaterasu !
Amaterasu, déesse du soleil, est en guerre avec son frère Susanoo. Après une série d’actes particulièrement odieux de sa part, Amaterasu, excédée, s’enferme dans une grotte. Résultat : sans le soleil de la déesse, le monde plonge dans l’obscurité. Les récoltes dépérissent, la vie se meure.
Les divinités du panthéon shinto se réunissent alors devant la grotte pour trouver une solution urgente. Elles y organisent une fête bruyante et joyeuse. Ame-no-Uzume, effectua une danse, (considérée comme l’ancêtre du kagura) et rient à gorge déployée, les coqs chantent. Intriguée par ce vacarme, Amaterasu entrouvre alors la porte de la grotte. Lorsqu’elle entrebâilla la paroi rocheuse, elle fut tirée hors de sa cachette par les dieux en embuscade, rendant enfin la lumière à l’univers. Ouf, le monde était sauvé !
En arrivant, je suis dirigée par le staff pour aller dans un autre parking. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde. Cette fois ci, on ne pourra pas esquiver les touristes. On décide de faire une petite sieste de 20 min sur le parking, car nous sommes vraiment trop fatigués. Avec vue sur une forêt de bambous. Bon, il y a pire comme endroit pour faire une sieste. Une fois reposés, pause pipi et on démarre notre balade.
📍Amanoiwato-jinja
Ce n’est pas un simple sanctuaire comme les autres, mais un énorme complexe. On passe tout d’abord par une rue marchande qui donne sur l’entrée du sanctuaire. Sur le chemin, on croise une boutique qui vend des potato mochi au camembert… J’ai été à la fois tentée et repoussée par cette idée… Surtout que le camembert japonais n’est pas fameux. J’ai décidé de ne pas tenter l’expérience, bien qu’en écrivant ces lignes aujourd’hui, je regrette un peu quand même. Plus qu’à y retourner.
On entre dans le complexe à travers un énorme torii, et on commence tout de suite par commander les goshuin, je prends les 2, celui du sanctuaire dans lequel on est, et celui de la grotte. Je laisse mon goshuincho (livre dans lequel sont apposés les tampons goshuin) sur place pour qu’ils aient le temps de tous les faire. Et je reviendrai le chercher après la balade.
Le sanctuaire est dédié à la grotte mythique, l’Amanoiwato, où Amaterasu aurait trouvé refuge. J’apprends en écrivant ces lignes que malheureusement, le lieu reste un objet sacré et ne peut pas être approché directement. Toutefois, on peut participer à une visite guidée avec un prêtre pour l’observer au loin depuis une plateforme située derrière le bâtiment principal du sanctuaire, de l’autre côté de la rivière Iwato.
Sur le chemin, on voit des lapins et des coqs qui se baladent en liberté. J’apprends que c’est tout à fait normal, car il s’agit d’animaux associés à Amaterasu.
Parmi les stratagèmes utilisés par les dieux pour faire sortir la déesse de sa grotte, l’un d’eux consistait à faire chanter des coqs en chœur devant l’entrée. L’idée était de simuler l’aube pour faire croire que le soleil s’était levé sans elle, ce qui devait la provoquer. Le coq est donc l’animal qui annonce la lumière, même quand elle a disparu. Les prêtres prennent donc soin des animaux, cela fait partie de leur travail d’entretien du sanctuaire.
En parlant de coq, il y avait un omikuji avec une petite statue de poulet. Je l’ai pris et… chance moyenne. Je n’ai pas encore tout lu, le vocabulaire des omikuji est particulier et pas forcément facile pour moi.
La végétation est dense, l’air est frais, la rivière murmure au loin… Le complexe prend plusieurs minutes à traverser, et contient plein de bâtiments différents.
En arrivant à la fin, Regi pensait que c’était fini, mais il y a encore un peu de marche, et notre prochaine destination est incroyable ! On passe devant des marchands de glaces qui nous rappellent Dada et Mehdi, et également un restaurant proposant un hot-dog de viande de bœuf de la région avec un œuf au milieu ! Miam ! Je regrette de ne pas l’avoir pris.
La balade se passe bien même s’il y a pas mal de monde. Mais bon jour férié oblige. On suit un chemin qui serpente le long de la falaise pour nous faire descendre au niveau du lit de la rivière, qu’on va suivre jusqu’à la grotte.
La lumière est magnifique et Regi en profite pour prendre plein de photos. Il semble vraiment bien s’amuser et, comme je le comprends, c’est dans ce genre de moment que j’aimerais m’intéresser davantage à la photo, mais il faut faire des choix dans la vie.
Et enfin on arrive à la grotte d’Amaterasu ! Enfin c’est ce que je croyais.
C’est en fait une autre grotte, appelée Amano Yasukawara, qui serait l’endroit où les dieux se seraient réunis pour décider comment faire sortir Amaterasu. La vraie grotte d’Amaterasu est plus loin. J’aurais dû faire plus de recherches sur le sujet, c’est dommage, mais c’est aussi un des risques de prévoir un voyage au jour le jour.
En arrivant, je ne m’attendais pas à voir autant de monde. C’en est étouffant. Mais c’est superbe.
La grotte est creusée dans la falaise, abrite dans son ombre un torii, que l’on traverse pour rejoindre un petit sanctuaire dédié à la déesse du soleil. Lorsque je me suis retournée depuis le fond de la caverne, j’ai été éblouie par la lumière qui éclairait les falaises et la rivière. Malheureusement, Regi avait mal géré son appareil photo et tombe en rade de batterie en plein pendant la visite de la grotte, mais heureusement il reste les téléphones.
Tout autour, il y a des petites tours de cailloux avec parfois des pièces de 1 yen. Je trouve une pierre seule qui ne semble appartenir à aucune des tours et la pose également. Je rajoute ma pierre à l’édifice. Serait-ce une représentation du regroupement des divinités ?
En attendant un peu, la foule se calme, il y a moins de monde et c’est plus respirable. Je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme. En voyant que des personnes ont laissé leur petite statuette de coq, je me suis dit que j’allais faire la même chose. Une pierre de plus à l’édifice. Je tente de mettre 1 yen sur le dessus, mais c’est trop en déséquilibre et ma pièce part se coincer quelque part. Dommage, mais bon, je me suis déjà bien amusée.
On repart dans l’autre sens pour rejoindre la voiture. Heureusement que Regi a pris plein de photos à l’aller, car au retour, la lumière est bien moins impressionnante, en plus de ne plus avoir d’appareil photo. Il faut voir le bon côté des choses, il aurait été dégoûté si la lumière avait été meilleure.
📍Takachiho Gorge
On pensait peut-être aller manger dans un resto de Soba bien noté non loin de là, mais au même moment, nous avons des news de Dada et Mehdi nous disant qu’ils arrivent bientôt aux gorges, qui est notre prochaine destination. On décide donc de remettre notre repas à plus tard et de les rejoindre, parce qu’on est bien synchro !
ET HEUREUSEMENT que c’est Regi qui a pris le volant pour cette partie qui était infernale !
Ce sont des routes de montagne, bon, normal pour le Japon, mais surtout, le monde sur la route ! Le flot de voitures en continu rend le trajet vraiment compliqué et, bien que les Japonais aient une discipline à toute épreuve, quand il y a du monde, il y a du monde et peu importe la discipline, les routes ne sont vraiment pas larges, les piétons se mêlent aux voitures, les ordres fusent dans tous les sens, c’est le bazar ! Un bazar japonais donc, toute proportion gardée.
On nous dirige à nouveau vers un parking, le plus en bas, ce qui nous permet de démarrer notre balade dès le début, donc plutôt pratique. Par contre, 1 000 yens le parking…. Ils se font pas chier. On sent qu’on est dans un endroit touristique ++.
On rejoint ensuite Mehdi et Dada qui sont… surprise surprise… en train de manger une glace ! En les rejoignant, on passe devant un vendeur de dango qui fait de l’œil à Regi.
On décide d’y revenir un peu après. La place où ils sont posés est très mignonne, entourée d’eau avec des énormes poissons dedans, et de la nourriture est à disposition pour leur en donner. Alors évidemment, je prends un sachet. À peine la nourriture plongé dans l’eau que les poissons se jettent dessus ! C’est presque une petite émeute sous-marine.
Ensuite, on fait le tour des resto sur le bord pour savoir si on pourrait trouver quelque chose à grignoter. On tombe sur un resto de Nagashi Somen (Ce sont des nouilles froides qui sont servies à travers de l’eau qui coule au milieu des tables) qui me donne très envie, mais il y a beaucoup de queue. On préfère d’abord faire la balade, en se disant qu’il y aura peut être moins de monde après. On se rabat donc finalement sur les dango miel noix qui ne sont ni bons ni mauvais. Futsu, légèrement déçus, probablement attrape touriste.
Et c’est ainsi que nous entamons notre route au fond des gorges, entre les magnifiques falaises volcaniques au milieu desquelles coule la rivière Gokase. Le soleil est encore au rendez-vous donc nous avons de la chance. Les eaux du Gokase sont d’une clarté et d’un bleu turquoise magnifiques, tels par endroits que l’on veut bien croire que les dieux y auraient élu domicile !
Désigné panorama national et trésor naturel en 1934, les gorges de Takachiho ont été formées par 4 éruptions volcaniques du Mont Aso, la première datant d’il y a 270 000 ans. Les coulées de lave successives ont formé une vallée en forme de V, traversée par la rivière Gokase, qui s’étend sur environ 7 kilomètres. Les falaises abruptes de 80 à 100 mètres de hauteur au plus haut point, sont constituées de colonnes de basalte volcaniques et ressemblent aux écailles d’un dragon.
L’endroit est très beau, mais il y a beaucoup trop de monde. Il y a deux façons de visiter les gorges, à pied ou en bateau. Les clichés de bateaux dans la rivière Gokase, entourée des gorges, sont mondialement connus, si bien que j’avais l’impression de voir un paysage familier, plutôt que de le découvrir véritablement. Cela dit, ça n’a quand même rien à voir avec les photos, les détails et l’ambiance ne se transmettent pas bien. Et pourtant, ce sont des points tellement importants de cette balade.
Le début de notre chemin est très plat et, en s’enfonçant davantage, on arrive à la cascade Minai, haute de 17 mètres, qui jaillit du basalte et tombe directement en rideau dans la rivière. C’est incroyablement beau.
En revanche, tout le long de la balade, on est à la file indienne japonaise le long de la rivière, et les gens font régulièrement la queue pour les spots photo sympa. Mais tout est bien balisé, ce n’est pas chaotique, et on profite quand même du paysage.
Le dénivelé n’est pas aussi énorme que ce que je pensais. On s’arrête à une petite boutique vers la fin du chemin, mais nous ressortons rapidement bredouilles. Au fur et à mesure que l’on monte, cela donne l’impression de revenir à la réalité, de sortir un peu de la nature et de revenir à la civilisation. On tombe sur une liste de belles choses à voir dans Miyazaki, préfecture qui semble vouloir rediriger un peu de tourisme à d’autres endroits, ce qui nous fait nous poser des questions sur la suite de notre trajet. On garde en tête des spots et on redescend.
La beauté du lieu n’est pas à débattre, mais le tourisme de masse auquel il fait face lui fait réfléchir. Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Nous sommes aussi mal tombés car nous sommes un lundi férié, mais j’avais déjà eu des échos comme quoi le monde pouvait être vraiment problématique. Et en effet, à plusieurs reprises, je suis sortie de ma bulle à cause du monde environnant. Si on vient dans les parages, ça peut valoir le coup, surtout qu’autour, il y a des endroits incroyables, mais je ne suis pas sûre que ça vaille le coup de se déplacer juste pour ça. Je dis ça, mais même si on m’avait dit ça, est-ce que j’aurais vraiment écouté ? Probablement pas.
L’idée ensuite, c’est d’embarquer Dada et Mehdi pour aller à Kunimigaoka, qui est un point de vue célèbre pour sa mer de nuages. Mais il faut y aller soit tôt le matin, soit le soir. Donc nous, en plein après-midi, nous n’avons rien eu, évidemment.
Le plan initial était de manger au resto de somen avant de continuer notre route, mais Regi m’a convaincu que nous pourrions trouver mieux et moins attrape-touriste ailleurs et que c’était mieux de passer plus de temps avec Dada et Mehdi. On se remet donc en route pour le spot. Je laisse Regi nous sortir de ce bourbier sans nom. Lâche ? MOI ? Oui 🙂
📍Kunimigaoka Observation Deck
Arrivés en haut, comme prévu, il n’y avait pas la mer de nuages, mais la vue était tout magnifique. Un très bon spot pour faire voler le drone en théorie, ce que j’ai tenté de faire, sauf que nous étions sur le territoire des corbeaux !
Et les corbeaux n’aiment pas que de nouveaux trucs volent sur leur territoire ! On en voyait que quelques uns éparpillés au début, et dès qu’on a commencé à faire voler le drone, ils arrivaient tous en masse autour de nous ! Vu que ce n’est pas le notre, on préfère ne pas trop prendre de risques.
Je ramène donc le drone et abandonne l’idée. Dommage, car la vue est vraiment sympa. On prend quand même bien le temps de profiter de la vue et de ce que la nature nous met à disposition, notamment en choisissant un momiji bien rouge et pas tout sec et rabougri pour le garder en souvenir, et on est bons.
On ramène ensuite Dada et Mehdi à la gare de bus et on se pose avec Regi pour savoir ce qu’on fait ensuite.
Résultat des courses : on décide de se rapproche de Kumamoto pour visiter demain, mais aussi pour avoir des boutiques et faire 2-3 trucs en ville dont nous avons besoin. Comme le trajet est long et qu’il est déjà 16h, on décide de le faire en 2 fois. Il y a un michi no eki à mi-trajet pour passer la nuit.
Pour manger, on trouve un resto d’udon sur la route pour aller au michi no eki. Malheureusement, il est fermé. On cherche donc un second resto. Fermé également.
On n’a vraiment pas de chance ce soir, mais vers 19h, on croise des shika sur la route, ce qui met du baume au cœur.
On va finalement se garer dans la ville du michi no eki pour voir si on peut trouver un resto ouvert. Sur le chemin, on croise des chars de matsuri magnifiques et immenses, dont un en forme de kyūbi !! J’adore ! (Renard à neuf queues)
📍Yamurakan
On arrive finalement devant un resto ouvert. C’était un peu à mi chemin entre un izakaya et un restaurant. On est au milieu de nulle part, et on voit qu’en cambrousse ça boit beaucoup par le nombre d’izakaya dans le coin. On nous amène dans une petite salle avec notre table. On s’installe et on commande enfin à manger. Regi prend du porc noir qui semble être la spécialité de la région, en panure, et moi du poisson grillé au sel. Le tout en teishoku, les plateaux traditionnels japonais. Et en boisson, un ginger ale et lui, un jus d’orange.
C’était très bon malgré les quelques arêtes.
📍Roadside Station Misato Samatanoyu
Au retour, j’appelle maman sur le chemin et Regi trouve un michi no eki plus proche de Kumamoto, avec un onsen dedans qui ferme à 21h. On décide de reprendre la route encore un peu, ce qui nous rapproche de Kumamoto et nous donne la possibilité de pouvoir prendre un bain avant de se coucher. C’est assez rare d’avoir des onsens avec un michi no eki, donc on en profite.
Sur place, on achète une serviette car la nôtre est vraiment trop horrible en odeur. On doit vraiment faire une lessive en urgence. Cela fait partie des impératifs que nous devrons gérer le lendemain. Avant d’aller aux bains, Regi s’est loupé aux toilettes et a accidentellement activé la sonnette handicapés en cherchant à tirer la chasse. Une dame est arrivée lorsqu’il se lavait les mains, mais il a réussi à lui faire comprendre qu’il s’était trompé, et s’en est excusé.
Les bains étaient sympas et je les ai tous testés. Je suis sortie la première, chose assez rare pour être notée, j’en ai donc profité pour discuter avec tout le monde et écrire le blog.
J’ai également eu des nouvelles: Kiki va mieux. Il a eu sa visite postopératoire et tout semble aller bien, même si ça mérite d’être surveillé.
J’espère qu’on passera une meilleure nuit que la veille.














































































































































